Lundi 13 avril 2009
Comme vous le voyez, il s'agit du deuxième épisode. Et comme tout Poulidor qui se respecte, cette épisode crève d'envie de dépasser le premier épisode de cette série sur la Toscane. Donc si vous voulez montrer votre originalité ou bien avez lu le seigneur des Anneaux  dans le désordre tout en comprenant l'histoire, vous pouvez commencer par la lecture de cet article. Sinon, le premier épisode est ici.

Qui dit premier pas en Italie, dit premières phrases en italien, la langue de Dante Alighieri, Federico Fellini et autres Marco Pantani. Finis les caricatures vaguement latines des délires entre potes sur "vivo per lei", place aux vrais contacts humains avec des citoyens de la botte.
Allez, on se lance. On adresse sa première phrase apprise par coeur à la madame du bar. "Vorrei un caffè, per favore". Ouf, opération réussie, la dame a compris. Pas mal à 6 heures du mat' après une nuit blanche ! Pourtant quelque chose cloche, dérange. Cette impression se vérifie au fur et à mesure des diverses demandes adressées au personnel du café. Un sentiment désagréable de décalage entre le moi et le subconscient, un déchirement intérieur exercé par l'extérieur, bref un vrai désordre mental : "C'est vraiment moi qui parle ? On dirait plutot une interview de Roberto Benigni.", pense-t-on alors. Eh oui, le problème, c'est l'accentuation. On a beau se promettre de prononcer exactement comme le CD d'Assimil, on est rattrapé par des arrière-pensées du genre : "Non, mais je peux pas lui parler comme ca, il va croire que je me fous de sa gueule !" Pourtant les interlocuteurs ne s'offusquent pas de cette emphase exagérée dans l'expression. Pire ! Il semblerait que tous les Italiens se parlent comme ca !
Et toi qui fais ton (ta) timide ! En controlant l'énegie qui veut faire danser ta langue avec tes cordes vocales, tu mets simplement en évidence ton statut d'étranger introverti à la langue plate et à la diction monocorde, bref de personne chiante (à une lettre pret, tu pourrais etre chianti, ce qui ferait beaucoup plus couleur locale). Coraggio, exagère, fais comme si tu passais à la télé, mets du soleil dans tes paroles (évite tout de meme l'accent, type "Le Parrain", qui pourrait te valoir quelques regards soupconneux dans des bars louches).
Exemple :"la donna è mobile se dit : la DOnnnnnnnnnnnna è mObile
ce qui signifie que dans les jeux de carte, la distribution est le fruit du hasard (j'attends les corrections des lecteurs :-).
ou bien : "la ragazza è bella" : La raGAtsa è MOlto BElllllllllllllllllllllllllllla
Pas moins ! Surtout dans le cas de l'utilisation de "bella" que le lecteur plein de bon sens étymologique aura tout de suite rapporté au francais "belle", et qui pour l'Italien prend des dimensions que nul autre Européen ne peut se représenter !
Allez un dernier :
"Dov'è la bucca de lettere ?" DoVE la BUcccccccca delle LETTTTTttttere
Ou est la boite au lettre ? Une question bien utile pour le touriste naif qui croit pouvoir poster ses cartes au coin de la rue. En Italie, c'est une boite à lettre pour 30 point de ventes de cartes postales.
Pour t'entrainer dans la prononciation, tu peux chanter toutes ces phrases sur un air de la Traviata, ta communication n'en sera que meilleure.
Et ne garde pas les mains betement dans tes poches. Contrairement aux langues slaves, ou tu es tellement occupé avec les consonnes que tu ne peux coordonner aucun mouvement, en italien, tu dois utiliser ton corps. N'oublie pas la règle : minimum 5 gestes pour 1 argument.
Exemple de chorégraphie lors d'une discussion politique sur Berlusconi :
1. Lève le majeur gauche
2. Lève le majeur droit
3. Brandis dans une direction, ou il n'y a personne
4. Baisse ton froc
5. Montre tes fesses
Recommence si nécessaire. Te voilà devenu un vrai Italien ! Surtout si ton interlocuteur te met une mandale, ne te décourage pas, au contraire : c'est que le message est passé et qu'il n'est rien d'autre qu'un sale berlusconiste.
Par Vladimir Bukolic - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Jeudi 9 avril 2009
Non, ce n'est pas une blague, votre VBK ne vous raconte pas des aventures dans un pays au nom plein de consonnes, il va vous parler d'Italie, le SUD ! Certains me taxeront de chien d'infidèle, de vil traitre, qui suit les masses grouillantes dans leur vénération du dieu soleil à coupde crème solaire.
Pourtant, meme au sud, votre VBK se bon un bo bol d'est. 13 heures de route à partir de Vienne dans un bus affrèté par... des Lituaniens. Les Français connaissent surtout ce modeste pays balte, situé près de la frontière russe pour sa défense à dix (au foot) et ses faits divers sanglants qui poussent nos rock stars en prison. On n'irait pas jusqu'à lui attribuer une culture propre. Soyons raisonnable ! Et pourtant, pourtant, (je n'aiaiaiaime que toi!), d'après les écriteaux placardés sur les murs de cet engin roulant, il semblerait que ce pays soit doté d'une langue propre, d'ascenance slave, comme VBK les aime. Et comme par hasard, les deux chauffeurs de ce car ne parlent pas un mot ni d'anglais, ni d'allemand, ni d'Italien. En revanche, le russe semble maitrisé par l'ensemble de la population autobussienne, puisque la seule vidéo diffusée dans tout le voyage est un film américain doublé comme au temps de mamie avec une seule voie pour tous les personnages (masculin comme féminin, de préfèrence en décalage avec le mouvement des lèvres des acteurs, le tout sans avoir pris le soin de retirer les dialogues originaux, qui interfèrent dans la compréhension globale. Bah alors, les Russes, c'es quoi, ça ? On envoie des gens dans l'espace et on est meme pas foutu de doubler un film correctement ? Pas à dire, en matière de resistance à la pénétration culturelle américain, nos amis Russes peuvent nous en apprendre. 
A noter la relation des Lituaniens avec les horaires : au lieu du retard plébiscité par votre VBK (imaginez-vous l'heure d'arivée prévue à Florence : 3h20 du mat' !), le bus a UNE HEURE D'AVANCE très déesobligeante, qui m'oblige à trainer le poids de mon sac et de mes péchés dans le rues magnifiques Florence (à suivre...).
Par Vladimir Bukolic - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Vendredi 13 mars 2009
Le retour tant attendu de votre auteur préféré sur Complètement à l´est  est officiel! La Hongrie, thème cher à mon coeur, revient en haut de l´affiche grâce à une cité méconnue même de ses habitants : Györ. Cet article en deux parties résulte d´une exploration et élucubration commune du docteur Brancroft et moi-même. Bienvenue à Györ !

"La Hongrie, on connaît ! ", diront quelques lecteurs de longue date, un peu blasés peut-être rebutés par la longueur du présent article. Pourtant Györ, lieu de mission du docteur Eric Bancroft et moi-même, va nous plonger encore plus profondément dans ce pays de l´est à la langue si bizarre.
Située à l´extrême ouest de la hongrie (je vous rassure c´est toujours à l´est), Györ compte 130 000 habitants. C´est à dire quasiment la population de Tours. Mais où les cachent-ils ? 130.000 habitants, c´est tout de même 260.000 yeux, bras, oreilles, pieds, jambes ; 130.000 têtes, testicules, foies, estomacs ; 65.000 penis, vagin. C´est difficile à entasser dans un coffre et à ranger dans l´armoire sous une pile de vêtement. D´autant qu´on les trouve rarement à l´unité et que l´assemblage de ces différentes pièces est quelque peu embarrassant ! Ils font du bruit, ont des besoins naturels, s'entretuent, bref on ne peut pas les rater ! Notre recensement officiel objectif destiné à élargir la base de donnée du Nonobstan (promis un jour je vous parlerai de mon pays d´origine) affiche pourtant des résultats bien différents.

L´étude a été réalisée un samedi. Vous le savez tous, le samedi est un jour spécial, hautement révélateur d´une population. C´est le jour bénit des sorties tous azimuts et des comas éthyliques sur le trottoir. C´est le jour où le capitalisme fait ses bénéfices les plus ronds, plus ronds encore que le ventre d´un patron du CAC 40 après un dîner officiel ou qu´un obus vendu par Serge Dassault à un pays africain en guise d´aide au développement.
En ce samedi, certes févrierois, mais somme toute très supportable, où les rues ont mis leur costume de dentelle hivernal suite aux chutes de neige récentes, votre VBK a sondé les rues de Györ. Le bilan est édifiant : pas une âme ne remue le bout de son subconscient. Il nous faut entrer dans les restaurants et croiser le regard étonné du personnel, pour se confronter enfin à l´humanité. Visiblement les employés de ces "etterem", comme on dit chez eux, n´ont pas vu un client depuis belle lurette et sont habitués à partager entre eux le fruit de leur cuisine. Bon gré, mal gré, un peu fâchés tout de même par l´arrivée subite et non annoncée d´un si grand groupe (2 personnes), ils partagent avec nous leur portion de repas. Mais pourquoi les Gyorois ne viennent-ils pas poser leur derrière sur les bancs d´un resto et leurs papilles sur une assiette de goulasch ? Il est bon, relativement copieux et bon marché. Cette dernière valeur est toutefois relativement relative. Mon acolite et collègue et docte docteur et ami laminé et aussi et surtout sujet d´admiration perpétuelle me met au parfum : le salaire moyen d´un professeur dans ce pays de cacagne est de 300 euros. Tout de suite, je ravale mon "bon marché" (qui me fera finalement office de dessert) et effectue un calcul rapide : le résultat est clair : il vaut mieux regarder un talk-show à la télé en mangeant un paquet de chips (en guise de dîner) si on veut boucler la fin de mois sans avoir à subir le regard sévère de son banquier. Le prof hongrois est un RMIste, dans un monde certes moins cher au quotidien que le notre mais aussi moins porté sur l´aide sociale, et qui doit boucler 24 heures hebdomadaires de travail en classe, sans compter la préparation et la correction.
Allez on calcule ensemble. J´ai trois-cents euros. Je veux m´acheter :
_ un home cinéma. Il faut que je mette un an de salaire de côté, en habitant dans la rue et en mangeant le plus rarement possible (l´idéal serait pas du tout).
_ une voiture. Après plusieurs années d´économies, je peux m´acheter un engin bas de gamme. Un véritable changement dans mon existence : je peux l´admirer, la garer sur la place de parking de mon voisin qui m´énerve, la laver, la brosser et même la faire rouler (seulement dans les descentes), le tout bien sûr sans assurance. En plus,  je peux m´enorgueillir d´être un conducteur  écolo : pas d´essence, pas de gaz polluant rejetés dans l´atmosphère.
Györ : le château de nuit

J'ai lu l'article de l'enquêteur, associé, collègue- et chercheur Vladimir Bukolic et j'ai beaucoup apprécié la valeur documentaire de son article, ainsi que sa portée scientifique, qui permet justement de mettre en lumière sa valeur documentaire, et inversement. Je complèterai comme je le peux ces informations déjà bien fournies sur le caractère de la ville de Dieur (phonétiquement dit) ainsi que sur celui de ses inhabitants. Supposant qu'un touriste lambda n'a qu'un laps de temps limité dans son existence pour visiter le monde vaste et beau, on considère généralement qu'il faut entre 1h 46 et 2h 14 pour avoir saisi l'essence de Dieur (l'approximation temporelle est due à des variables diverses; besoin de faire pipi ; envie de communiquer avec les autochtones dans leur langage, fuite forcée en cas d'attaque de mésanges) Cette ville est un des piliers urbains de la Hongrie et, sans vouloir étouffer le lecteur avec des informations qu'il oubliera dans 5 minutes, disons rapidement qu'il faut 100 Dieur pour faire 1 Tokyo. Nous n'entrerons pas dans des descriptions interminables sur les trésors de l'architecture , ni sur les découvertes culinaires qui ont déjà été traitées auparavant et nous nous aborderons sans détours la grande question qui nous turlupine tous et que nous allons présentement vous révéler. Car ce qui paraît à vos jeunes yeux inexpérimentés un charmant voyage de plaisance au pays des Hongrois était en réalité tout autre, je veux dire avec voix pleine de trémolos que nous devions accomplir une mission de la plus haute importance; celle de vérifier cette constatation qui fait frémir l'humanité depuis des siècles: Les hommes ont abandonné Dieur. Dans le train paisible qui nous menait vers cette ville belle et fantomatique, je sentais mon ami Frédérikucikuça plongé dans les réflexions les plus graves. Son rationalisme cruel à force d'inflexibilité m'avait maintes fois effrayé et, afin de le divertir de ses soucis existentiels je me mis à bourdonner avec ma gaieté habituelle d'abeille butineuse des litanies à la gloire de l'amour et du bonheur. Mais Freddizen dont la réputation de rigueur et de sérieux n'est plus à faire ne tenait pas à se laisser déconcentrer et m'intima le silence en me lançant un sourcil si froncé que mes gazouillements indécents me restèrent coincés dans la gorge. Nos errances à travers la journée, le soir et la nuit ne purent que confirmer ce présentiment si sombre qui marinait au fond de nos esprits: tout est désert. Comme je ne tiens pas à faire étalage ni des lamentations ni des cris que la détresse et le désarroi nous firent alors pousser, je n'épiloguerai pas et me cantonnerai à exprimer mon émotion par le silence. ... ? ZZZZZZZZ .. .Voilà. Cependant, comme j'en suis réduit par nécessité à devoir travailler pour vivre (oui je sais, c'est terrible, et je sens l'horreur et la consternation défigurer vos visages, mais, tenez- vous le pour dit, je ne suis pas le seul dans cette condition et je connais d'autres cas où c'est arrivé), et, pour cela, à demeurer l'essentiel de mon temps ici, je puis compléter ce témoignage bouleversant par des nouvelles plus proches de nous d'un point de vue chronologique. Après m'être rendu à un lieu,où, selon des sources très sûres, il y avait des manifestations de vie à intervalles réguliers, je fis une découverte qui changea du tout au tout ma conception de la ville. Une fois assis dans ce lieu (naturellement vide lorsque j'y suis entré) qu'on m'avait indiqué et qui portait le nom de "le taureau" pour le coup traduit en espagnol, sans doute en raison des représentations d'énergie et d'érotisme troublant que suscite cette langue dans l'inconscient collectif des Hongrois, tandis que je commençais à désespérer de rencontrer une forme ne serait-elle que vaguement humaine, surgissent soudain des clients par troupeaux ( d'où le nom de l'endroit, certainement). En l'espace de quelques minutes, il n'y a plus le moindre petit centimètre carré libre de présence humaine; dans ces conditions, une action a priori fort simple comme regagner la porte de sortie tient de l'odyssée épique. J'y suis retourné le lendemain par curiosité mais ils n'étaient plus là.
Par Vladimir Bukolic - Publié dans : En Hongrie - Communauté : Vive le désordre !
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Dimanche 4 janvier 2009
Complètement à l'est vous souhaite une bonne année et vous fait savoir que Vladimir Bukolic va revenir sur la toile, parce qu'il a pas terminé de vous parler de l'Ukraine et c'est dommage, parce qu'il y a de quoi raconter.
A très très vite amis lecteurs en espérant vos commentaires encore plus nombreux qu'en 2009. Ne sous-estimez pas leur portée : ils font vivre cet espace autant que mes bavardages !
VBK
Par Vladimir Bukolic - Communauté : Vive le désordre !
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Jeudi 16 octobre 2008
Test : es-tu un étranger intégré à la République francaise ?

La devise de la France, c´est :
a) Liberté, égalité, fraternité
b) Prolétaires de tous pays, unissez-vous
c) Allons enfants de la patrie
d) La France, aime-la ou quitte-la

Tu es au volant de ta voiture, quelqu´un te coupe la route
a) Tu renforces ta vigilance : la route est une véritable jungle !
b) Tu relèves son numéro de plaque que tu communiqueras à la police du parti.
c) Tu le courses à travers les ruelles de la ville jusqu´à ce qu´il soit dans un cul-de-sac. Bilan de la poursuite : deux vieilles dames écrasées et un cycliste renversé. Mais l´honneur est sauf !
d) Tu l´insultes et lui brandis ton troisième doigt à cet enculé

Un film préféré ?
a) Indigènes
b) Stalingrad
c) Je n´ai pas de préférence
d) Les Bronzés

Petite question d´histoire : que s´est-il passé en mai 68 ?
a) Une mini révolution initiée par les étudiants contre le manque de liberté et les mœurs de la société de l´époque
b) Les travailleurs en formation et les futurs dirigeants du parti ont tenté de renverser le système en place
c) RAS
d) Influencée par des leaders d´opinion d´extrême-gauche, une bande de petits cons a fait perdre beaucoup d´argent au pays, tout ça pour sécher les cours

Le maréchal Pétain, c´était
a) Le chef du régime de Vichy qui a collaboré avec les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale décomplexée
b) Un ennemi
c) Un héros de la Première guerre mondiale
d) Quelqu´un à qui il ne faut pas jeter la pierre et qui a su gouverner de manière décomplexée

Tu croises un étranger en situation irrégulière
a) Tu lui donnes quelques conseils sur les démarches administratives à effectuer pour éviter l’enculade préfectorale qui guette chacun de nous.
b) Tu lui parles pendant plusieurs heures de la seule véritable idéologie et à la fin de votre entretien, enfin de ton monologue, tu lui proposes une adhésion à moitié prix pendant 6 mois.
c) Tu l´entraînes dans la ruelle la plus proche et le passes toi-même à tabac, lui envoyant en même temps quelques insultes racistes bien méritées
d) Tu le dénonces tout de suite à la police. Pour aider, tu te proposes même de commander toi-même les billets du vol charter sur lastminute.com

Le droit de vote des étrangers, pour toi, c´est
a) une nécessité si on veut qu´ils se sentent intégrés
b) bien parce que la majorité sont des travailleurs
c) Le droit de vote en général est inutile.
d) un honneur qui se mérite

Parce que tu crois qu´on vas te donner le droit de vote ?!

a)    Bah ouais, ce serait normal, non ?
b)    Oui, si tu veux pas avoir des petits ennuis dans ta vie…
c)    Je ne m´exprime jamais sans consulter ma hiérarchie.
d)    Seulement si je le mérite !

Que signifie pour toi : être intégré ?
a)    Avoir un travail, un logement décent et une vie sociale. Etre reconnu et respecté par mon pays d’accueil.
b)    Adhérer et obéir au Parti
c)    Saluer le drapeau, chanter la Marseillaise à la cantine.
d)    Ecouter Doc Gynéco et Vincent Delerm, manger du cassoulet, connaître par cœur les répliques des Bronzés, lire Alain Finkielkraut et Michel Houellebecq. Oublier d´où je viens. Je viens d´où, au fait ?

Pour calculer, compte un point par réponse a), 2 pour b), 3 pour c) et 4 pour d)
Tu as entre 9 et 13 points
T´y connais rien à la France. Ne compte même pas obtenir le moindre visa touristique. Ton esprit subversif et ta tendance au négationnisme te condamnent à la clandestinité pour la vie. Tiens ? T´entends ? C’est pas un bruit d´avion, ça ?
Tu as entre 14 et 19 points
Tu as, comme qui dirait, un petit problème d´époque. Comme thérapie, nous te conseillons le film « Good bye Lénine ». Quant à ton intégration, elle loin d´être acquise. Tu as déjà quelques notions : parti unique, restriction de la liberté d´expression… mais il va vraiment te falloir des cours de rattrapage en politique économique et sociale !
Tu as entre 20 et 26 points
Tu ne ressens pas le besoin d´exister. Ton aptitude à être un rouage anonyme vivant dans l´indifférence générale t´intègre de fait au sein de la population française. On a besoin de gens courageux comme toi ! Rompez.
Tu as entre 27 et 45 points
Pas de doute, tu es un étranger intégré ! Ton zèle et tes dents qui rayent le parquet feront à coup sûr de toi un Français plus vrai encore que ceux qui naissent dans les maternités de Neuilly-sur.Seine. Ne t´inquiète pas pour les papiers, on s´occupe de tout.
Par Vladimir Bukolic - Publié dans : A l´ouest, rien de nouveau - Communauté : Satire dans tous les coins
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Samedi 11 octobre 2008
Alors que j'ouvrais difficilement les yeux ce matin, suite à une matinée qui fut grasse et méritée, je me rends comme à mon habitude sur mon ami l'ordinateur et consulte les news de ma terre d'asile, à travers le site internet du journal le Standard. Et là que vois-je en Une ? La tronche de notre ami Jörg Haider, le chef d'un des deux partis d'extrême-droite autrichienne (BZö). Comme je sais qu'il brûle d'envie de refaire joujou dans le gouvernement, je me dis : merde, il a pris le pouvoir par la force cette nuit, c'est notre nouveau dictateur, tous aux abris !
Mais après lecture des titres, j'apprends une autre nouvelle : le bonhomme  est décédé hier en voiture sur la route alors qu'il rentrait chez lui, en Carinthie.
La presse lui fait une belle révérence
Jörg Haider, chef du BZö en Autriche Comme souvent à la mort d'un quidam qui était peu ou prou sous les feux de la rampe, la presse nationale a du mal à ne pas verser des grosses larmes. On ne cesse, dans le Standard (journal de gauche, hum !,) de répéter que "cet homme a marqué la vie politique autrichienne", (entre 1 et 5 fois par article),  parce que vous comprenez un journal il faut le remplir et un lecteur il faut lui enfoncer les vérités dans la tête, alors il y a qu'en rabâchant qu'on arrive à ses fins.
Tout le monde politique se plie également devant le cercueil du malheureux, pour répéter le même discours respectueux de la presse. Seule la président des Verts, Eva Glawischnig, émet une réserve quant à l'action bénéfique du héros sur la politique intérieure autrichienne.
Rappelons que le garçon avait les mains dans le cambouis autrichien depuis un certain nombre d'années, puisqu'il a participé au gouvernement avec Wolfgang Schüssel (une petite coalition droite-extrême-droite, ça se refuse pas , hmmm?) et    
Le gendre idéal... si vous n'êtes pas Slovène         qu'il a été le gouverneur de la Carinthie (1ère fois en
1989), élu, réélu et réréélu.                           
 
Les aventures de Jörgi dans ce "Bundesland" de l'Autriche, situé à la frontière avec la Slovénie sont à la fois vilaines et grotesques. Imaginez-vous que sur son territoire beau et pur vivent de nombreux Slovènes depuis plusieurs années déjà.
Ils forment même la principale minorité de Carinthie. Pouah des Slaves qui  mettent leurs sales pattes partout !  Inimaginable pour M. Haider. Alors à défaut de pouvoir croquer tous les Slovènes de Carinthie (il craint les problèmes d'estomac, ces slaves, ce n'est pas très digeste), il fait enlever les panneaux de signalisation bilingues qui avaient pourtant été posés complètement légalement. Son explication : "Bordel on est en Autriche, alors si on veut circuler, eh ben faut lire l'allemand !"  Sauf que cet acte n'a pas été voté par qui de droit, il est donc illégal. Le gouverneur délinquant est chargé de remettre les panneaux à leur place.
L'extrême-droite
En matière de racisme, le petit Jörg a de qui tenir. En effet, ses parents n'étaient pas des moitiés de collabos : son père faisait partie des SA et sa mère appartenait à l'association allemande des femmes nazies. A entendre certaines de ses déclarations, on sent l'inspiration parentale. Il a notamment qualifié la politique du IIIe Reich de "convenable" (ou bien "réglo", quelque chose comme ça), ce qui lui a valu d'être démissionné de son poste de gouverneur (1991).
En 1995, il récidive en qualifiant la Waffen-SS de "partie de l'armée allemande à laquelle il faut rendre honneur". Et on apprenait le week-end dernier la création d'un camp spécial destinés aux étrangers réfugiés délictueux. Un petit hôtel coquet en pleine nature avec un je ne sais quoi de petit goût de camp de concentration, qui lui a valu des remontrances de la part du Haut comissariat aux réfugiés pas plus tard que vendredi.
D'une manière générale, il restera comme le grand prêtre de l'extrême-droite. Son charisme aura propulsé le FPö,  un regroupement fondé par d'anciens nazis qui plafonnait à 4 %, à un résultat historique de 26,9 % aux élections législatives de 1999.
Et actuellement personne n'est à la hauteur dans son parti pour prendre la relève. Même si un regain de sympathie envers son parti de raciste apportera peut-être quelques points au prochain sondage, il ne compensera jamais la perte du leader charismatique.
Au fait, cet accident de voiture sur les routes de SA province, vous ne vous demandez pas comment c'est arrivé ? On parle d'éventuelle malveillance, sans preuve pour le moment. Moi je me suis laissé dire que son conducteur n'avait pas réussi à déchiffrer une indication routière : c'était un panneau en slovène.
Par Vladimir Bukolic - Publié dans : L´Autriche - Communauté : Vive le désordre !
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Dimanche 5 octobre 2008
Ukraine Lviv Légende que les L´vivois se transmettent de génération en génération. Version adaptée quelque peu pour la nouvelle génération par VBK

2h46 : Le moine Maksim est assis à son poste de garde, en haut de la cathédrale Saint-Georges. En ces temps difficiles, il est chargé de surveiller l'entrée nord de L'viv menacée par les Mongols. Depuis le début du XIIIe siècle, ces barbares  ne cessent d'avancer sur le territoire ukrainien. L'viv est un des derniers bastions à avoir évité les pillages et les mises à sac perpétrés par l'envahisseur tatar.
Autour de la sentinelle, au pied de l'église, dans le village, tout le monde dort. Maksim aurait bien aimé en faire de même mais on lui a dit : "c'est ton tour aujourd'hui. En plus, c'est toi qui, de nous tous, a la meilleure vue, et tu chantes comme une brêle, donc tu sers à rien pour les offices. Ta place est là-haut pendant qu'on pionce.". Cette paranoia... comme si les serviteurs de Dieu, le seul, l´unique, le vrai, pouvaient être vaincus. Par une bande de mongols en plus !
Pour tromper l'attente, Maksim feuillette frénétiquement un manuscrit peuplé d'hégéries légèrement vêtues dénuées de morale mais bien pourvues ailleurs. Cette lecture l´absorbe complètement, le pousse à s´interroger sur le monde quí l´entoure. Est-ce l'imagination de l'artiste ou bien les moeurs du modèle qui sont les plus répréhensibles ? Est-ce qu´une femme à poil, ca ressemble bien à ca ? Dans tous les cas, il sait que sa mission d'homme d'église est d'étudier en profondeur ce document pour mieux en combattre la propagation parmi les fidèles. Dieu saurait récompenser son zèle et lui filerait peut-être une ou deux vierges au paradis pour compenser le sacrifice consenti dans sa vie terrestre et satisfaire sa curiosité biologique.
Absorbé par sa lecture , il léve occasionnellement les yeux, plutôt pour vérifier que personne ne le suprenne dans une si pécheresse activité que pour faire son boulot de sentinelle. Aussi bien dans l'enceinte de la ville qu'à l'horizon, rien ne bouge exceptés ses doigts moites sur les pages du manuscrit et l´aiguille de l´horloge qui bat monotonement la mesure.
Ukraine Lviv Soudain il apercoit à l´horizon un nuage de poussière. D´abord lointaine, la vague se rapproche et s´élargit. Il distingue des cavaliers armés jusqu´aux dents (on vous avait dit, il a une bonne vue!). Pas de doute : ce sont les Mongols ! Vu leur vitesse, ils seront dans quelques minutes aux portes de la ville! Et tous les habitants, qui dorment comme des bienheureux... Que faire ? Combattre ? Faut pas déconner, même avec la grâce divine, on ne tue pas 3.000 guerriers sans pitié. Crier ? Non, ca ne suffira pas : il faut réveiller TOUS LES HABITANTS EN MEME TEMPS ! C´est le seul moyen de sauver L´viv ! Maksim jette un oeil angoissé à l´horloge. Elle indique 2h55. Mais oui la voilà l´idée !  Il se dirige vers la tour en question et se faufile à l´intérieur du mécanisme. L´espace est étroit et l´aiguille de son "horloge biologique naturelle" quelque peu dérégléee par la lecture du manuscrit le handicape dans ses mouvements. A grand peine, il parvient à la grande aiguille et la tire de toutes forces vers la gauche : 5,4,3,2,1. DING ! DONG ! La tour de l´horloge sonne trois heures. L´viv tout entier se réveille en sursaut.
C´est ainsi que les habitants de la ville la plus à l´ouest de l´Ukraine repousseront l´attaque des Mongols. Et c´est aussi la raison pour laquelle, l´horloge de la cathédrale Saint-Georges a encore aujourd´hui 5 minutes d´avance.
Par Vladimir Bukolic - Publié dans : En Ukraine - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Vendredi 3 octobre 2008
Territoire : L'Ukraine, c'est grand. Et comme les transports sont très lents, ça a l'air encore plus grand que ça ne l'est. Comptez 10 heures de Lviv (ouest) à Kiev (centre) (800 km) avec la ligne RAPIDE. Parce que si vous vous aventurez dans les montagnes, les Carpates, au sud-ouest du pays près de la frontière avec la Roumanie, c'est encore une autre paire de rails. Enfin vous allez pas vous plaindre, les paysages sont magnifiques, vous voudriez pas non plus qu'on vous en prive par le truchement d'un "train à grande vitesse", dont le prix du billet dépasserait le salaire moyen dans la région. L'est, on peut pas vous dire comment c'est parce qu'on y est pas allé.

Langue(s) : Bien que dotée d'un langage propre(ment incompréhensible) et officiel, l'Ukraine parle majoritairement le russe. Pourtant, et de manière très étrange, la langue du grand frère n'est même pas leur deuxième langue officielle. Demandez à quelqu'un dans la rue à L'viv : "Vous parlez russe ?" "C'est quoi ça le russe ?", vous répondra la personne avant de se détourner et de continuer son chemin en espérant que vous n'avez pas remarqué qu'elle vous a répondu en russe. Les dirigeants du pays nouvellement indépendant adopteraient plutôt le basque que le russe en tant que deuxième langue officielle.
En fait, les habitants de l'Ukraine doivent, dès la naissance, se couper le cerveau en deux (l'excision, c'est rien à côté) s'ils veulent vivre un minimum dans leur pays. Pour lire les pubs, c'est l'ukrainien, par contre pour la presse écrite, c'est presque seulement le russe. Pour parler à Maksim de L'viv, il vaut mieux utiliser l'ukrainien si tu veux pas recevoir un coup de tatane mais avec Eugen de Kharkiv, le russe, ca va quand même plus vite parce qu'à l'est (oui je sais j'y étais pas mais j'en ai quand-même entendu parler), l'ukrainien, on l'utilise pas tous les jours. D'une manière générale, seules les régions rurales de l'ouest n'emploient que l'ukrainien.

Population : les sordides occidentaux se figurent que l'Ukraine, comme la Russie, est peuplée de créatures blondes à la taille svelte et au visage parfait sculpté dans le cristal par un artiste inspiré, puis reproduit en série par un industriel non moins avisé et qui auraient remplacé les créatures terrestres féminines normales sur ce territoire pour attirer les hommes fortunés qui ensuite investiraient dans le pays et entraîneraient une croissance débordante, dont profiterait tout un chacun.  (L'inconvénient avec une phrase si longue, c'est que si je veux répondre "ce n'est pas tout à fait vrai", j'en ai pour trente lignes à expliquer) Ce n'est pas tout à fait vrai.
1 Oui, c'est vrai les filles sont (voir plus haut). Mon collègue Ph R. R. et moi-même ayant quelque peu fréquenté (de loin) les logements étudiants de l'université de médecine de Lviv pouvons en témoigner. Allez on avoue : on a même failli retirer un dossier d'inscription ! Heureusement on s'est souvenu à temps qu'on parlait pas l'ukrainien et qu'on était nul en bio à l'école. Alors on s'est dirigé tristement vers notre prochain objectif de visite : le cimetière. Tout de suite c'est moins drôle...
Non, c'est faux : l'enrichissement des uns ne change pas le destin des autres. Malgré une croissance de 6 %, une grande part des Ukrainiens vit sous le seuil de pauvreté. Comme quoi, la croissance indicateur magique de "développement" cher aux "grands" de ce monde ne mesure en fait que la croissance de leurs fortunes.

Tourisme : A ce jour, seuls deux touristes ont été dénombrés en Ukraine : mon très respecté collègue et moi-même. Face à cette fuite, le gouvernement songe d'ailleurs à renforcer les barrières douanières : "On pensait pourtant qu'en n'employant aucun fonctionnaire parlant anglais, en utilisant des rails de taille différente et en faisant attendre ces connards 4 heures à la douane sans leur passeport, on les dissuaderait ! Sans compter les auberges de jeunesse équipées d'une seule douche pour tout le monde (et où une série d'acteurs payés par le gouvernement se précipite vers la salle de bain QUINZE SECONDES avant toi) et les voitures qui accélèrent aux passages piétons. Franchement, y'a pas à dire, on a fait ce qu'on a pu ! Mais il semblerait qu'il leur en faut plus ! " Qu'est-ce qu'on ferait pas pour payer une pinte 50 cents...
Bien sûr, l'autre mode de tourisme, tout le monde le connaît, c'est le tourisme "matrimonial" qui, par l'action merveilleuse d'une agence bienfaitrice destine une belle jeune fille svelte à un vieux moche pété de tunes. D'ailleurs, lequel de nos "amis" complètement à l'ouest n'a pas grossièrement ricané à l'évocation de l'Ukraine comme objectif de voyage, attribuant à notre saine opération de découverte de l'autre les désirs lubriques qui moisissent dans son cerveau.

Chiffres significatifs : âge moyen de la population exercant un "petit boulot" d'appoint : 65 ans
Taille de notre gentil hébergeur : 2m11
Nombre de critiques émises par VBK et PH R. R. à l'endroit de leur très très gentil hébergeur : 0
Quantité de métaux lourds ingurgités par VBK et Ph R. R. lors de leur séjour : inconnue et qu'elle le reste
Prix d'un repas moyen à Lviv : 25 hrivne (3,50 euros)
Prix d'un repas moyen à Kiev : 120 hrivne (16 euros)
Pourcentage des sommes dépensées par VBK et Ph R. R. dans la corruption : on sait pas on a rien vu.
Nombre de guichetiers parlant anglais à la gare de Kiev : 0/30


Par Vladimir Bukolic - Publié dans : En Ukraine - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Jeudi 14 août 2008

Je reconnais que ces mois d´été ne sont pas l´occasion d´une débauche d´articles de la part de Vladimir Bukolic (moi). Je le déplore également mais une série d´article sur l´Ukraine sont à attendre dans les jours et les semaines qui viennent.
Complètementalestement vôtre.
VBK

Par Vladimir Bukolic
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Dimanche 15 juin 2008
Vienne, plus habituée aux réjouissances culturelles et à la nourriture de l´esprit, est depuis un peu plus d´une semaine la capitale du football. Les fans de tous pays se sont retrouvés à Vienne et se sont pris par la main pour faire la ronde de l´amitié et dépenser leurs sous
Vous me direz  : "Oh, mais, mon cher et très respecté Vladimir cet événement multiculturel international doit certainement faire déferler sur les artères de la capitale autrichienne une palette riche et bigarrée de mille et une couleurs." A quoi je répondrais : "Non".
Les deux seules couleurs représentées sur les maillots, fanions, des supporters sont le rouge et le blanc.
Alors, vous retorquerez : "VBK, ô grand maître du net de l´est, toi qui nous inonde de tes chroniques merveilleuses, ne crois-tu pas que l´origine  de ce fait réside dans le fait reconnu et avéré que le maillot de l´Autriche porte les deux couleurs sus-nommées." Remarque fort intéressante, il est vrai, à laquelle je me verrai obligé de répondre : "Oui, mais pas seulement."

En fait, cette standadisation colorimétrique est due à plusieurs équipes  : , la Pologne, la Turquie et la Croatie. Les ressortissants de ses trois pays vivent en nombre dans la capitale autrichienne et profite de l´Euro pour montrer qu´ils sont dans la place.
A tel point qu´ils surpassent presque les locaux et organisateurs de l´épreuve. Il suffisait de se promener dans la rue au premier jour de la compétition : on aurait pu se demander si on était à Zagreb ou à Vienne. Cette croatite aigue atteint deux types de supporters différents :
_ Tous les Slaves du sud (ex-Yougoslavie), ignorant les conflits passés, surpassant les haines ethniques, et aussi un peu parce que leur équipe s´est pas qualifiée, se réunissent, le temps de l´Euro 2008 pour soutenir l´équipe de l´affreux comédien Bilic.

IIs ont commencé par investir les distributeurs de billets

_
Des Autrichiens qui ont trop honte de leur équipe nationale et se sont rabattus sur le voisin proche, valeur sûre du footbll européen.
En tous cas, le port de ce maillot ne peut en aucun cas être le résultat d´un penchant esthétique. Cette élégante tenue blanche à petits carreaux rouge vous aurait valu il y a encore dix ans de sympathiques sarcasmes du genre : "C´est ta grand-mère qui a tricoté ton maillot ?" (maillot se dit trikot en allemand) ou bien : "C´est pratique ces vieilles nappes, on peut tout faire avec".

Actuellement, si tu portes cette tenue, la majorité des grands baraqués que tu croises dans la rue te saluent d´un ""ooooooeeeeeehhhh !!!" bovin mais fraternel.

  Comme dirait l´autre, "le football rassemble tout le monde", même à travers les goûts vestimentaires ringards ou stéréotypés.
Franchement, les couturiers et concepteurs des maillots auraient pu inventer des maillots plus vivants, en s´inspirant par exemple des années 80 dans un style "disco-funk", ou encore psychédélique. Imaginez même qu´il y ait des petits dessins, genre manga ou naif ou des photos. On pourrait même écrire des phrases philosophiques ou imprimer quelques vers d´un poème. Au lieu de cela, on doit se polluer le cerveau avec des noms de grandes firmes
Et puis ils ont envahi la gare floqués sur les couleurs du drapeau national. Quand        Pratestern !
 on sait que plus de 20 nations arborent le blanc et le rouge (accompagnés d´une autre couleur parfois), on souhaite beaucoup de courage à ceux qui ont des petits problémes de vue pour savoir s´ils doivent applaudir le merveilleux rouge et blanc qui a marqué ou bien insulter le salaud de blanc et rouge qui vient de les (la) foutre au fond du trou.




















   En plus, ces envahisseurs portent des drôles de chapeaux...

Par Vladimir Bukolic - Publié dans : L´Autriche - Communauté : Voyage...destination...Evasion
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Qui est le coupable ?

  • : Vladimir Bukolic
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  • : 13/05/1981
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  • : Né au Nonobstan, je suis un activiste écrivatif slave d´âge et de parents inconnus. Persécuté par le régime autoritaire d´un petit Hongrois vraiment désagréable (et vraiment très petit), j´ai du fuir en Autriche.

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