Une histoire de la langue hongroise (2)

Publié le par Vladimir Bukolic

(si tu tombes sur ce texte vierge comme l´enfant qui vient de naître, non encore souillé par les premières aventures de nos amis Hongrefins, jette d´abord un oeil à l´épisode 1)
Episode 2 : la traversée du désert
Ne pouvant tolérer une telle situation d´incertitude qui nuit aux Hongrefins et fait passer leur moral par le trou des chaussettes, Sarközy s´impose généreusement à la tête du peuple pour le bien de tous. « Ma bonté me perdra », aurait-il déclaré à son avènement sur le trône. De perte potentiellement causée par la bonté du magnanime Sarközy, on compte surtout celle de Výlepin, massacré par un malheureux hasard, dans des circonstances ignorées de tous. « Mon épée est tombée par terre, a rebondi, et s´est plantée directement dans sa poitrine », témoignera un malheureux Hongrefin qui préfère rester anonyme. D´autres sources parlent d´une ampoule au pied qui aurait dégénéré en infection généralisée. Enfin on va pas chipoter, le résultat est là : Výlepin est raide, mort, couic ! Et Sarközy est seul maître à bord.

Fort de l´engouement suscité par sa récente « élection », Sarkö décide d´emmener son peuple au soleil, le vrai qui donne chaud et qui bronze. Direction : l´Italie ! Le voyage est long et pénible. Les Hongrefins doivent marcher 39 heures par jour sans compter les heures sup. Quand un homme fatigué ose élever une molle plainte (qui s´apparente plus à un grognement de fatigue qu´à une réelle objection), le chef intransigeant lui asséne quelques phrases assassines : « Est-ce que vous voulez devenir un peuple faible, asservi par sa paresse. Voulez-vous devenir le poids qui empêche notre entreprise d´avancer ? Je vous le demande, moi ! Voulez-vous niquer des gonzesses en Italie ? » Sarkö sait parler aux Hongrefins, pas de doute. Surtout cette dernière phrase qui a, semble-t-il, un effet magique sur les troupes qui accélèrent leur pas. Cet élan subit propulse certains Hongrefins émotifs dans une telle extase qu´ils essaient de saisir dans leurs bras une ombre furtive au-dessus d´un gouffre de 100 m de profondeur. « Ça fera plus de gonzesses pour moi… », pensent les voisins.

Dans cette ambiance de franche camaraderie, les Hongrefins atteignent leur but. L´Italie est là devant eux  le soleil, les filles en bikini, les Ferrari. Dans sa grande mansuétude, Sarközy offre même à ses hommes une journée de RTT (sans salaire, puisqu « il y a assez de sel dans la mer »)
(A suivre)

Publié dans En Hongrie

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S
Et Professeur Dr Honoris Causa Major Schlüssellügt livre sa suite : http://pasdutoutalouest.over-blog.com/article-20481294.html
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S
Dr. Eric Bancroft a apporté sa contribution à ce débat houleux : http://pasdutoutalouest.over-blog.com/article-20551898.html
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S
Concernant cette "article" (si tant est qu'on puisse parler en ce cas d' "article", car le mot, bien que modeste, est encore respectable et respecté), un seul commentaire, le lien vers ma contre-histoire de la langue hongroise : http://pasdutoutalouest.over-blog.com/article-20101320.html

Irrespectueusement
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S
Je vois que l'Infâme Vladimir Bukolic (appelé IVB) cache soigneusement l'existence de mon contre blog qui démontre la fatuité de Complétemnt à l'Est. Voyez donc le blog Pas du tout à l'Ouest : http://pasdutoutalouest.over-blog.com .
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M
Et à propos des RTT, j'ai appris, à mon grand effarement, qu'avant les RTT n'étaient pas payées. du coup il fallait aller travailler pour pas perdre de l'argent...
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